PADEM recherche des financements pour contribuer à la reconstruction d'Haïti. Malheureusement, il est beaucoup plus difficile de trouver des financements pour Haïti que pour bien d'autres pays, même si aucune catastrophe naturelle n'a sévi. Nous nous permettons donc d'interpeller tous les "grands" bailleurs de fonds : où est passé l'argent des donateurs suite au séisme ?
PROJET 1
Nombre de projets padem en Haïti : 5
Les projets en HAÏTI
Titre : Lutte durable contre le choléra et les autres maladies liées à l'eau Etat : En cours de financement Nombre de bénéficiaires : 35 000 personnes Objectifs/Activités : Captage, assainissement et protection de sources. Forage de puits artésiens. Construction de citernes communautaires.
PROJET 2
PROJET 4
PROJET 5
Titre : Reconstruction de l'habitat rural dans 3 régions touchées par lé séisme Etat : En cours de financement Nombre de bénéficiaires : 150 familles Objectifs/Activités : Permettre un accès à un logement digne et salubre par la reconstruction de maisons évolutives avec la participation des familles
Haïti année zéro, Sri Lanka année cinq - 11/02/2010 Un mois après le séisme, les acteurs de terrain s’interrogent sur la reconstruction. Haïti sera-t-il le théâtre des mêmes erreurs humanitaires que l’a été le Sri Lanka après le tsunami? Janvier 2010, Beruwela, Sri Lanka. Nous marchons sur une magnifique plage de sable fin en compagnie de Gérald, le responsable du National Workers Congress, le partenaire local sri – lankais de notre ONG (Padem). Nous menons depuis plusieurs années un programme visant à améliorer les conditions de vie des ouvriers des plantations de l’île avec lui. Sur notre droite, l’Océan Indien déchaîné. Sur notre gauche, des restes de murs tâchés d’alluvions: les décombres du tsunami du 26 janvier 2004. Devant nous, une trentaine de catamarans jonchent le sable. Sur chacun de ces petits bateaux traditionnels de pêcheurs, un nom européen est gravé. Nous avançons et tombons sur une école vide. La bêtise devient plus frappante encore quand nous lisons "Portes données par Günter Friederich", "Fenêtres données par Armand Dupont" sur des panneaux solidement arrimés à la bâtisse. Nous interrogeons notre ami sri - lankais, dont la langue se délie très vite. Ici, des pêcheurs ont reçu trois bateaux alors qu’ils n’en avaient perdu qu’un. Même des non-pêcheurs ont reçu des bateaux tant il semblait évident aux jeunes européens qui sont venus les distribuer que dans une ville près de la mer, tout le monde devait être forcément pêcheur. Quant à l’école, elle a été construite aussitôt après le séisme, mais jamais aucun enfant n’y a mis les pieds car les maisons emportées par la vague ont été reconstruites à quelques kilomètres de là. Loquace à présent, notre partenaire, responsable d’un des syndicats les plus puissants de l’île, s’enflamme: "Imaginez que des familles restaient dans les camps de déplacés, juste pour avoir la nourriture distribuée, alors que leur maison était bien en place, à quelques mètres de là! Quel honte pour notre pays, nos habitants se rabaissant de la sorte.(...)Tout cela, c’est la faute du gouvernement qui n’a pas su coordonner l’aide humanitaire, tellement d’argent a été fichu à la poubelle, quel gâchis! », conclut-il pudiquement et sans vouloir nous jeter la pierre, alors que nous commençons à nous sentir honteux de nous, membres de la communauté humanitaire, pour toutes ces inepties, et bien que non impliqués dans cette mascarade. Trois jours plus tard, nous nous rendons à Ampara, une des premières villes du pays à avoir été libérée du mouvement des Tigres Tamouls (LTTE) quelques mois auparavant et où nous souhaitons développer un programme de formation professionnelle à destination des femmes victimes du conflit.Notre partenaire nous emmène dans un camp de déplacés du tsunami: une réunion est organisée avec les représentants de ce village de fortune, qui compte un petit millier d’habitants. A 5 ans, une petite fille a passé sa vie dans un camp. Nous sommes ébranlés à l’écoute des témoignages poignants de personnes qui ont perdu parfois dix-huit membres de leur famille. Personne n’a reçu d’aide psychologique et les esprits sont marqués à vie. Une petite fille vient s’asseoir à côté de nous: elle a un peu plus de cinq ans, et a passé sa vie dans le camp. Notre partenaire nous explique que la côte Est du pays, la plus touchée par le tsunami, avait été très peu aidée. Dans des zones désormais accessibles, des milliers de déplacés du conflit et du tsunami se partagent des tentes de fortune. Le gouvernement sri - lankais tente de leur venir en aide, avec très peu de moyens. On n’ose plus parler de constructions de maisons, car les moyens financiers se sont évaporés. Une partie du monde délaissée par les bailleurs de fonds La plupart des ONG dites "urgentistes" ont progressivement quitté le pays, parfois poussées dehors par le gouvernement sri – lankais lui – même. Les bailleurs de fonds ont totalement délaissé cette partie du monde, et le Sri Lanka a de la chance de pouvoir compter sur un gouvernement fort, des richesses nationales importantes, l’aide de quelques bailleurs désintéressés, et une poignée d’ONG de développement qui s’inscrivent sur le long terme, dans une logique de partenariat avec la société civile et de renforcement de ses capacités.Charge à eux désormais de prendre en charge les "quelques" dizaines de milliers de victimes du tsunami n’ayant pas pu être aidées dans les cinq années qui ont suivi la catastrophe. Ayant connaissance de tout cela, nous ne pouvons que nous interroger sur ce que sera la reconstruction d’Haïti. J'ai lu dans un article du Monde intitulé Haïti, Année zéro qu’une ONG canadienne a déjà obtenu les fonds pour construire 3000 maisons, une ONG française va, elle, en construire 2000. A côté de cela, j’entends que des associations locales haïtiennes réfléchissent sur l’opportunité ou non de reconstruire à Port-au-Prince ou ailleurs. Le gouvernement haïtien affaibli ne sera pas d’un grand secours dans la coordination de la reconstruction, et l’ambassadeur de France à Haïti lui- même parle de "tradition" de non – coordination des quelques 10.000 ONG installées à Haïti. Malgré cela, toutes sont prêtes à commencer à reconstruire.Proclamerait-on qu’on s’apprête à construire 3.000 maisons en France avant de savoir où, comment, pour qui, avec qui, et combien cela va coûter réellement? Comment réagiraient nos habitants si une telle annonce était faite par un Burkinabé ou un Malgache, sans consultation des associations françaises, même s’il était animé des meilleures intentions du monde? Satisfaire la bonne conscience des bailleurs… et des donateurs Le droit d’ingérence a bon dos quand il s’agit de collecter les frais de siège (salaires, loyers, frais de collecte) qui vont avec les budgets faramineux de soi – disant "urgence". Ou encore quand il s’agit de satisfaire la bonne conscience de certains bailleurs, voire celle du donateur lambda, assommé par les images terrifiantes de la catastrophe qu’on lui sert au repas du soir.Et puis, le droit d’ingérence ne s’applique pas, il me semble, à la société civile d’un pays: cessons donc de faire comme si elle n’existait pas. Tous les pays du monde disposent de têtes pensantes, d’associations locales performantes et professionnelles, et de structures pouvant contribuer, et devant être prises en compte en priorité quand il s’agit de dessiner la reconstruction et le long terme. Reconstruire, ce n’est pas seulement construire des maisons. Il faut donc adopter une approche globale: reconstruire, c’est donner un toit, certes, mais c’est également proposer une éducation aux enfants, des chances de formation aux jeunes, un emploi à leurs parents; c’est également prendre en compte l’environnement, la sécurité des habitants, l’importance des liens sociaux et du renforcement communautaire. La notion moderne d’humanitaire a plus de cinquante ans maintenant, il serait temps qu’une coordination internationale réelle se mette en place, ainsi qu’un contrôle général sur les effets à long terme de ce qui est réalisé dans l’urgence. Il serait temps également que certaines grosses machines humanitaires (et je ne parle pas que des Nations Unies) prennent acte de leurs erreurs et les capitalisent pour cesser de les répéter dès qu’une nouvelle catastrophe ou un nouveau conflit survient. Nous parlons de professionnalisation de notre métier, cessons donc d’envoyer des jeunes formés certes, mais souvent inexpérimentés, "reconstruire" des pays. Quittons un peu notre prétention occidentale, et essayons pour une fois de reconstruire pour et avec la société civile locale, durablement, avec une empathie sincère et non pour répondre à de fausses motivations. Il faut donc convaincre les bailleurs de fonds de prendre avec les acteurs de terrain un engagement sur le long terme pour la reconstruction d’Haïti, puisque celle-ci durera une dizaine d’années. Et retrouver ainsi le bon sens et le goût du travail bien fait. Magali Getrey Article publié sur www.youphil.com le 10/02/2010
Titre : Construction d'une école à Gros Cheval Etat : En cours de financement Nombre de bénéficiaires : 5 00 enfants Objectifs/Activités : Proposer une éducation primaire adéquate et complète aux enfants de Gros Cheval. Construction de salles de classe primaires. Rémunération des professeurs. Autonomisation de l'école.
Titre : Augmentation durable des revenus des femmes de La Vallée de Jacmel Etat : En cours Nombre de bénéficiaires : 300 femmes Objectifs/Activités : Mise en place d'un fonds de micro-crédit. Mise en place d'un fonds rotatif pour l'achat de mulets à destination des femmes les plus vulnérables et capables de la communauté
PROJET 3
Titre : Lutte d'urgence contre l'épidémie de choléra dans 8 régions rurales d'Haïti Etat : En cours Nombre de bénéficiaires : 4 100 pour le moment Objectifs/Activités : Prémunir le plus grand nombre de familles (plus de 500 aujourd'hui) contre l'épidémie de choléra qui frappe Haïti depuis novembre 2010 : informations et sensibilisation, distribution de chlore, gels désinfectants, sels de réhydratation ...
Pays : Haïti Nombre d'habitants : 10 000 000 Indice de développement : 149ième rang mondial, sur 182 pays recensés Revenu par habitant (approx PIB/hab) : 915 €/an (76 €/mois)
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"Comment rester les bras croisés quand on voit une telle misère ?!!" Magali GETREY , fondatrice de padem
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